ET LA PAROLE QUI RÈGNE / QUI RIDE AVANT LA FIN
Le ciel s’ouvre. Pas comme un rideau, mais comme une fracture dans la réalité visible. Voici un cheval blanc, non entraîné pour la guerre, mais choisi pour sa pureté. Celui qui le monte porte un nom que personne ne connaît sinon lui-même. Il ne porte aucune couronne décernée par les hommes. Il n’est pas vêtu de symboles religieux. Il ne parle pas pour plaire. Son nom est : La Parole de Dieu. Car avant que le Roi n’apparaisse, marche sur la terre celui qui porte la Parole. Un précurseur de feu, une voix faite chair, un témoin embrasé, vêtu non de pourpre, mais de la Parole écrite dans le sang. Son cheval n’est pas une armée. C’est la rapidité de l’Esprit : la vitesse avec laquelle la vérité atteint les cœurs quand le serviteur de la Parole se révèle. Et avant la fin, la Parole chevauche. Non pour conquérir, mais pour séparer. Non pour détruire, mais pour révéler. Non pour punir, mais pour éveiller. Le serviteur de la Parole est déjà en selle. Il le fait maintenant : silencieux, vivant, imparrable.
